Comparatifs impression 3DMis à jour le 25 octobre 2026·Par Manel LOUNICI·12 min de lecture

Creality Hi Combo avis : que vaut la rivale de la Bambu Lab A1 Combo en 2026 ?

Avis sur la Creality Hi Combo : volume de 300 mm de haut, module CFS étanche, purge, Creality OS et comparaison avec la Bambu Lab A1 Combo et la Kobra 3 V2 Combo.

Creality Hi Combo

La Creality Hi Combo est arrivée avec une mission claire : prendre des clients à la Bambu Lab A1 Combo, l’imprimante multicolore que tout le monde recommande aux débutants. Même format à plateau mobile, quatre couleurs dans le carton, nivellement automatique. Mais Creality a ajouté trois choses que Bambu n’offre pas sur ce modèle : 300 mm de hauteur d’impression, une boîte à filament étanche et un système qu’on peut ouvrir.

Pour cet avis, je me suis appuyée sur les tests publiés (Tom’s Hardware, plusieurs testeurs européens), sur la fiche de Creality, sur les avis d’acheteurs d’Amazon.fr et sur ce qu’expliquent les vendeurs quand je passe au rayon impression 3D en boutique. Le but : savoir si elle mérite sa place face à des concurrentes plus connues, et pour qui.

Creality Hi Combo, imprimante 3D multicolore avec module CFS 4 bobines
Quatre couleurs dès le carton

Creality Hi Combo

Grand volume de 260 × 260 × 300 mm, module CFS étanche et caméra intégrée : la Creality qui vise la Bambu Lab A1 Combo.

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Creality Hi Combo : ce qu’il y a dans le carton

Le mot Combo désigne ici l’imprimante Creality Hi accompagnée d’un module CFS (Creality Filament System). Ce module accueille quatre bobines de 1 kg, les fait passer à tour de rôle dans la tête et coupe le filament à chaque changement de couleur. On peut en chaîner jusqu’à quatre pour atteindre 16 bobines, mais le Combo n’en contient qu’un. À partir de deux modules, une alimentation séparée est nécessaire.

L’imprimante arrive montée à environ 95 %. Il reste quelques vis, le portique à fixer et les câbles à brancher. Tom’s Hardware note une finition sérieuse : châssis tout métal, pièces moulées en aluminium, plaque d’impression en époxy double face qui accroche très bien. Le filament fourni se limite à un petit échantillon de PLA, sauf si vous prenez une offre avec quatre bobines. Prévoyez donc vos propres bobines dès le départ.

Montage et premiers réglages

Comptez une demi-heure de montage, puis une calibration automatique complète : nivellement du plateau, hauteur de buse, compensation des vibrations. Rien à régler à la main, et les tests sont unanimes sur la fiabilité du nivellement. C’est un vrai progrès par rapport aux anciennes Ender-3 de la marque, qui demandaient du papier et de la patience.

Le seul moment un peu pénible, c’est la place. La Hi est une imprimante à plateau mobile : le plateau avance et recule, il faut donc de l’espace devant et derrière. Le CFS, lui, se pose à côté et ne s’empile pas sur l’imprimante. Sur un bureau de 120 cm, l’ensemble prend presque toute la largeur. Mesurez avant de commander.

Pensez aussi au bruit et à l’air. Même en PLA, une imprimante à filament dégage une légère odeur et des particules fines pendant l’impression. Un coin aéré, loin du lit et du canapé, reste la meilleure place, surtout si vous passez un jour au PETG ou à l’ABS. Une étagère stable compte aussi : le plateau mobile fait vibrer un meuble léger, et les vibrations se voient ensuite sur les pièces.

Le CFS : quatre couleurs dans une boîte qui garde le filament au sec

C’est l’argument qui fait la différence avec l’AMS Lite de la Bambu Lab A1 Combo. Le CFS est une boîte fermée avec joint d’étanchéité, du déshydratant et un petit afficheur d’humidité et de température. Le filament reste protégé de l’air ambiant pendant des semaines, ce qui compte avec le PETG, qui absorbe vite l’humidité. Attention, ce n’est pas un séchoir : il garde au sec un filament déjà sec, il ne rattrape pas une bobine humide.

Le lecteur RFID reconnaît automatiquement les bobines Creality et règle couleur et matière. Avec des marques tierces, il faut tout saisir à l’écran, ce qui prend deux minutes. Le CFS gère aussi la détection de fin de bobine et de filament emmêlé, et peut basculer seul sur une autre bobine de la même couleur. Pratique pour une longue impression qui viderait une bobine au milieu de la nuit.

Il a ses limites : pas de TPU, pas de PVA humide, et les bobines en carton déformées coincent. Tom’s Hardware précise même que l’imprimante refuse le TPU en contournant le CFS, ce qui la distingue de la plupart de ses concurrentes. Si vous comptez imprimer des pièces souples, c’est un point bloquant.

Un dernier détail qui compte pour l’avenir : le même CFS fonctionne avec les Creality K2, K2 Plus et K2 Pro. Si vous passez un jour sur une imprimante fermée de la marque, vous gardez votre système de couleurs.

Qualité d’impression et vitesse : ce que montrent les tests

Creality annonce 300 mm/s en usage courant et 500 mm/s en pointe, avec une accélération de 12 000 mm/s². Dans la vraie vie, Tom’s Hardware a sorti le petit bateau de test (le fameux Benchy) en un peu plus de 32 minutes avec les réglages standard, sans défaut notable. C’est dans la moyenne haute des imprimantes à plateau mobile de cette catégorie.

La qualité est bonne en PLA comme en PETG, avec des surfaces propres et une première couche régulière grâce au plateau très accrocheur. La buse tri-métal à 300 °C s’échange en quelques secondes, en 0,4 mm d’origine, avec des versions 0,6 et 0,8 mm compatibles pour imprimer plus vite des pièces plus grossières. L’ABS passe aussi, mais sans caisson les grandes pièces risquent de se déformer. Pour l’ABS régulier, une imprimante fermée reste plus adaptée.

Le bruit est correct : Creality annonce 48 dB en mode silencieux, et les testeurs la trouvent discrète en mode standard. Le mode ultra-rapide est plus bruyant, et la raclette métallique qui nettoie la buse entre deux couleurs s’entend depuis la pièce d’à côté. Si l’imprimante est dans une chambre, préférez les impressions de journée.

La purge, le vrai coût du multicolore

C’est le point que les publicités évitent, alors parlons-en. À chaque changement de couleur, l’imprimante doit vider la buse de l’ancienne couleur. Sur la Creality Hi Combo, la buse à haut débit rend cette purge assez gourmande.

Les chiffres de Tom’s Hardware parlent d’eux-mêmes : une petite porte de fée multicolore a consommé 32,3 g de filament, dont 23,3 g partis en purge. Près des trois quarts du filament à la poubelle. À l’inverse, un objet en deux couleurs avec un seul changement n’a perdu que 0,6 g. Tout dépend donc du nombre de changements par couche.

Il existe des astuces pour réduire le gaspillage : regrouper les couleurs par couche, imprimer plusieurs objets en même temps pour amortir la tour de purge, ou envoyer la purge dans le remplissage d’une pièce. Ces méthodes et la comparaison des systèmes sont détaillées dans notre article sur l’imprimante 3D multicolore et le filament gaspillé. Et pour faire vos comptes, voyez ce que coûte vraiment l’impression 3D à la maison.

Creality OS, caméra, réseau : plus ouvert qu’on ne le croit

La Hi tourne sous Creality OS, un système basé sur Klipper. Bonne surprise pour les bricoleurs : un mode expert donne un accès root et l’interface Fluidd, ce que Bambu Lab ne permet pas. On peut donc piloter l’imprimante en local, sans passer par le cloud, et la gérer avec d’autres machines sur le réseau.

La caméra intégrée sert au suivi à distance et aux time-lapses, avec un cache physique pour la vie privée. L’écran tactile de 3,2 pouces est un peu petit mais lisible, et l’imprimante stocke les fichiers sur 8 Go de mémoire interne. On envoie les travaux par Wi-Fi, par clé USB ou depuis l’application Creality Cloud.

Côté logiciel, Creality pousse son trancheur Creality Print, gratuit et basé sur la même famille qu’OrcaSlicer. Au moment du test de Tom’s Hardware, il n’existait pas de profil officiel pour OrcaSlicer ou PrusaSlicer. La communauté en a publié depuis, mais pour le multicolore, Creality Print reste le plus simple.

Bien démarrer : les réglages et l’entretien qui évitent les ratés

Les premières semaines avec une imprimante multicolore se passent mieux avec quelques habitudes simples, et la Creality Hi Combo ne fait pas exception.

  • Commencez en une seule couleur. Imprimez deux ou trois objets en PLA avec le profil d’origine avant de lancer un modèle en quatre couleurs. Vous saurez ainsi si un éventuel souci vient de la machine ou du multicolore.
  • Lavez la plaque à l’eau tiède et au liquide vaisselle. Les traces de doigts suffisent à faire décoller une première couche. L’alcool dépanne, le savon nettoie mieux.
  • Surveillez l’afficheur d’humidité du CFS. Au-dessus de 40 % environ, il est temps de remplacer ou de sécher le déshydratant, surtout si vous imprimez du PETG.
  • Rangez les bobines entamées hors du CFS dans des sacs zippés. Le module ne garde que quatre bobines, et un filament qui traîne à l’air libre finit par casser ou faire des fils.
  • Gardez une buse de rechange. Le système d’échange rapide rend l’opération facile, et une buse bouchée ne bloquera plus un week-end d’impression.
  • Mettez le firmware à jour. Creality publie régulièrement des mises à jour de Creality OS, et elles s’installent directement depuis l’écran.

Dernier conseil : notez dans un carnet ou un fichier les réglages qui marchent pour chaque marque de filament. Sans puce RFID, c’est ce qui vous fera gagner le plus de temps au fil des mois.

Creality Hi Combo face à la Bambu Lab A1 Combo et à la Kobra 3 V2 Combo

CritèreCreality Hi ComboBambu Lab A1 ComboAnycubic Kobra 3 V2 Combo
Volume260 × 260 × 300 mm256 × 256 × 256 mm255 × 255 × 260 mm
Couleurs4, jusqu’à 16 (4 CFS)4 (AMS Lite)4, jusqu’à 8 (2 ACE Pro)
Protection du filamentBoîte étanche + déshydratantBobines à l’air libreBoîte avec séchage actif
TPUNonOui, hors AMS LiteOui, hors ACE Pro
SystèmeCreality OS (Klipper), accès rootFermé, très aboutiFermé
Où l’acheterAmazon, AliExpress, revendeursSurtout en direct chez Bambu LabAmazon, boutique Anycubic

Face à la Bambu Lab A1 Combo, la Creality Hi Combo gagne sur la hauteur, la protection du filament et l’ouverture du système. La Bambu reste plus aboutie côté logiciel, plus rodée, et accepte le TPU. Tom’s Hardware résume bien la situation : à prix équivalent, la Hi n’a pas d’avantage écrasant, mais elle n’a pas à rougir non plus.

Face à l’Anycubic Kobra 3 V2 Combo, l’écart se joue sur le séchage. L’ACE Pro d’Anycubic chauffe activement le filament, là où le CFS se contente de le garder au sec. Si votre atelier est humide, c’est un vrai plus pour Anycubic. Pour les modèles plus récents de la marque, voyez notre comparatif Centauri Carbon 2 Combo vs Kobra X Combo.

Fiche technique complète de la Creality Hi Combo

Creality Hi Combo, imprimante 3D multicolore avec module CFS 4 bobines

Creality Hi Combo

FDM multicolore avec module CFS

4,2/5 Amazon
Volume
260 × 260 × 300 mm
Structure
Cartésienne, plateau mobile, châssis métal
Vitesse
300 mm/s typique, 500 mm/s max, 12 000 mm/s²
Buse
0,4 mm tri-métal, échange rapide, 300 °C
Plateau
100 °C, plaque époxy double face
Multicolore
CFS 4 bobines, jusqu’à 16 avec 4 modules
Filament
PLA, PETG, ABS, PLA-CF ; pas de TPU
Séchage
Boîte étanche avec déshydratant, hygromètre
Caméra
Oui, avec cache, time-lapse
Écran
Tactile 3,2 pouces
Connexion
Wi-Fi, clé USB, Creality Cloud
Bruit
48 dB annoncés en mode silencieux
Poids
9,2 kg (imprimante) + 4,56 kg (CFS)
Avis Amazon
4,2/5 sur 30 avis (25 oct. 2026)
Points forts
  • Grand volume, 300 mm de haut
  • Quatre couleurs dès le carton
  • Bonne finition, plateau très accrocheur
  • Nivellement automatique fiable
Points faibles
  • Purge importante en multicolore
  • TPU impossible
  • Encombrant : le CFS se pose à côté
  • Profils surtout pensés pour Creality Print

Pour qui est faite la Creality Hi Combo ?

  • Premier achat en couleur, avec envie d’apprendre : oui. Calibration automatique, quatre couleurs d’emblée et un système qu’on peut explorer plus tard.
  • Grandes pièces hautes (vases, lampes, cosplay) : oui, les 300 mm de hauteur font la différence face aux 256 mm de la Bambu.
  • Atelier un peu humide : plutôt oui, grâce au CFS étanche. Pour une cave vraiment humide, un séchoir reste conseillé.
  • Pièces souples en TPU : non, passez votre chemin.
  • ABS et matériaux techniques au quotidien : non, il faut une imprimante fermée.
  • Figurines très détaillées : une imprimante résine fera bien mieux, voir notre comparatif Saturn 4 Ultra 16K vs Photon Mono M7 Pro.
  • Petit bureau : attention à l’encombrement du plateau mobile et du CFS posé à côté.

Mon avis sur la Creality Hi Combo

Je la recommande à quelqu’un qui veut commencer la couleur avec une machine solide et un peu plus de liberté que chez Bambu Lab. La finition est bonne, le nivellement fiable, le CFS protège vraiment le filament et Creality OS laisse la porte ouverte aux bidouilleurs. Les 300 mm de hauteur sont un bonus qu’on apprécie vite.

Mais je ne la conseille pas les yeux fermés. Si vous voulez imprimer du TPU, si vous voulez le logiciel le plus simple possible ou si la place manque, d’autres choix seront plus logiques. Et gardez la purge en tête : sur des objets très colorés, la facture de filament grimpe vite. Pour des objets en deux ou trois couleurs bien regroupées, en revanche, la Creality Hi Combo fait très bien le travail.

Creality Hi Combo, imprimante 3D multicolore avec module CFS 4 bobines
Mon choix pour débuter la couleur

Creality Hi Combo

Solide, grande et ouverte : une bonne porte d’entrée dans l’impression multicolore, à condition de se passer de TPU.

Creality Hi Combo : vos questions

Peut-on utiliser la Creality Hi sans le CFS ?

Oui. La Creality Hi existe aussi seule, avec un porte-bobine classique sur le côté. Vous pourrez ajouter un CFS plus tard. Comparez quand même le prix du CFS vendu seul : si la couleur vous tente, le Combo est souvent la solution la plus simple.

Faut-il obligatoirement du filament Creality avec puce RFID ?

Non. La puce RFID ne sert qu’à remplir automatiquement la couleur et la matière. N’importe quel filament de 1,75 mm fonctionne, à condition que la bobine fasse entre 42 et 68 mm de large et ne soit pas en carton abîmé. Il suffit de régler la bobine à l’écran.

Le CFS sèche-t-il le filament ?

Non, il le conserve au sec grâce à son joint et au déshydratant, mais il ne chauffe pas. Une bobine qui a pris l’humidité doit passer dans un séchoir ou un four à basse température avant d’être rangée dans le CFS. Pensez à changer ou régénérer le déshydratant régulièrement.

La Creality Hi Combo fonctionne-t-elle sans internet ?

Oui. La clé USB et le réseau local suffisent, et le mode expert de Creality OS donne accès à Fluidd en local. Le compte Creality Cloud n’est utile que pour l’impression à distance et les modèles en ligne. Comme pour tout objet connecté, un réseau Wi-Fi invité est une bonne idée.

Combien de temps faut-il pour imprimer en quatre couleurs ?

Comptez nettement plus qu’en une couleur : chaque changement ajoute la coupe du filament, le chargement et la purge, soit plusieurs dizaines de secondes. Sur un objet avec de nombreux changements par couche, le temps peut doubler ou tripler. Regrouper les couleurs dans le trancheur est la meilleure façon de gagner du temps.

Sources : test de la Creality Hi Combo par Tom’s Hardware, fiche officielle de la Creality Hi Combo, présentation de la Hi par All3DP, notes et avis Amazon.fr relevés le 25 octobre 2026.

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